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Ce blog est un espace d’échanges, une fenêtre ouverte sur les activités et projets conduits en Lettres dans différentes classes : créer des passerelles entre les arts & les disciplines, pratiquer des démarches d'écriture individuelle ou collaborative, lire et réagir, mettre en valeur sa créativité...

La dernière interview de Charles Baudelaire, en exclusivité !

 

Nous publions cette interview de Charles Baudelaire qui a été réalisée peu de temps avant son décès. Nous l'avions rencontré à la clinique du docteur Duval; devenu aphasique, il avait alors répondu à nos questions par écrit.

1.    Quand et où êtes-vous né, Charles Baudelaire ?
Je suis né à Paris au 13 rue Hautefeuille le 9 avril 1821. Mon père s'appelait Joseph-Francois Baudelaire et ma mère, Caroline Dufays.


2.    Y avez-vous résidé toute votre vie ?
La ville de Paris me convenait tellement. Elle avait une richesse culturelle et sociale incroyable;  J’aimais cette ville pour sa beauté, ses musées et monuments…


3.    Dans cette ville, vous avez occupé plus de quarante domiciles. Comment expliquez-vous ces multiples déménagements ?
C'est juste, mes déménagements ont été  fréquents. Chaque logement me plaisait beaucoup. Dans chacun d'eux, je trouvais une source d'inspiration. Malheureusement, mes problèmes financiers ne me permettaient pas d'avoir un domicile stable.


4.    Revenons, si vous le voulez, à votre enfance. Après le décès de votre père – vous êtes alors âgé de cinq ans – votre mère se remarie avec un officier de l’armée de terre, Jacques Aupick. Les rapports que vous entretenez avec lui sont compliqués, et le resteront jusqu’à sa mort en 1857. Pourquoi haïssiez autant cet homme ?
Il est vrai que j’ai haï cet homme. En effet, il incarnait pour moi à l’époque des valeurs négatives, comme l’autorité que je ne supportais pas. Et puis il rejetait la poésie, l'écriture et le rêve, ce qui constituait ma vocation. J’étais pour lui une sorte de parasite de la société… Je me suis senti également délaissé par ma mère; cet homme avait détourné l'attention qu'elle me prêtait avant. Adolescent, j’ai cruellement souffert d'un sentiment de solitude et d’incompréhension; je me suis senti abandonné par l'être que j'estimais le plus.

5.    Le 12 août 1839, vous décrochez votre baccalauréat. Quelles études décidez-vous de poursuivre ?
L'année de mon baccalauréat s'est avérée particulièrement difficile pour moi. En effet, en avril 1839, j'ai été renvoyé du collège Louis-le-Grand pour n'avoir pas voulu dénoncer un camarade. Malgré ces circonstance, le 12 août 1839, j'ai obtenu mon baccalauréat au lycée Saint-Louis, un établissement situé dans le 6ème arrondissement de Paris. Le diplôme en poche, j'ai engagé des études de droit dans le quartier Latin, à proximité de mon domicile. Ne souhaitant ni être officier ni diplomate, j'ai choisi cette filière. J'y ai étudié pendant deux années, sans grande conviction. Je ne m'y impliquais pas véritablement. 

6.    Ces études vous ont-elles conduit à un métier, une carrière ?
Mes études ne m'ont conduit à aucun métier. J'appréciais le domaine littéraire mais je ne voulais pas en faire mon métier. Je voulais juste vivre en dandy fastueux. Mes parents ne m'ont en aucun point encouragé, même s'ils remarquaient que j'aimais les arts. C’est alors que les conflits ont réellement éclaté entre ma famille et moi puisque j'étais certain que je voulais devenir poète. A la suite de ces tensions, en 1841, ma mère m’a obligé à embarquer sur un navire en partance pour les Indes et Calcutta. Cet exil a duré dix mois pendant lesquels j'ai vécu une vie libre, sans difficulté.

7.    Vous accédez à la majorité le 9 avril 1842. A partir de ce moment, quelle est votre principale source de revenu ?
Au retour de mon voyage qui avait ancré en moi ce goût de l’exotisme, je n'avais pas de revenu. Ma mère m’a alors accordé le droit de pouvoir bénéficier de l'héritage paternel, que j'ai dépensé sans compter dans l'alcool, l'amour et l'art. Sans travailler, j'ai dilapidé en six mois la moitié de mon héritage qui s'élevait à 75 000 francs.


8.    Dans « La Fanfarlo », une nouvelle publiée en 1847, vous écrivez : « Quel triste et lamentable sort que celui d’un géni harcelé par un million de dettes ! » Avez-vous rencontré de si nombreux problèmes d’argent ?
Oui, j’ai eu de nombreux problèmes financiers dans ma vie. Suite à l'héritage de mon père rapidement dilapidé, j’ai dû vendre la maison et le domaine de mon père à Neuilly en juin 1843. Cela a été très dur de m'en séparer, il ne me restait que ce souvenir de mon père. Ces dettes étaient dues à ma dépendance aux drogues, qui me coûtaient très  cher. J’étais pris dans un cercle vicieux… Pour oublier cette triste période j'ai décidé d'écrire des lettres, témoignant de mon manque d'argent comme dans "La Fanfarlo". 


9. On a souvent écrit à votre propos que vous étiez un « dandy ». C’est un terme que vous employez vous-même, et dont vous avez proposé, ici et là, plusieurs définitions. En quelques mots, qu’appelle-t-on un dandy ?
Comme je l'affirme dans mon article sur le dandy dans Le Peintre de la vie moderne, le dandy est un révolté. Mon article peut vous guider pour comprendre cette figure complexe, qui est trop souvent galvaudée et ramenée à un culte superficiel des apparences. Le dandy, selon moi, rejette les valeurs dominantes de sa société. Comme je l'ai écrit dans Curiosités esthétiques en 1867: « Que ces hommes se fassent nommer raffinés, incroyables, lions ou dandys, tous (...) sont des repésentants (...) de ce besoin, trop rare chez ceux d'aujourd'hui de combattre et de détruire la trivialité." Puis, dans « mon coeur mis à nu », je donne quelques précisions sur ce qu'est le dandy : "Le Dandy doit aspirer à être sublime, sans interruption. Il doit vivre et dormir devant un miroir. " ; "Un Dandy ne fait rien" 


10. Nous savons que trois femmes ont compté dans votre vie d’homme et de poète. Pourriez-vous nous en révéler l’identité ?
Tout à fait, j'ai connu trois femmes qui ont marqué ma vie, c'est pour cette raison d'ailleurs que le recueil Les Fleurs du Mal est composé en 3 cycles, correspondant à ces trois figures féminines qui s’appelaient Jeanne Duval, Mme Sabatier et Marie Daubrun.  Jeanne Duval incarnait pour moi, l'amour charnelle;  Mme Sabatier, elle, symbolisait l'amour idéal. Quant à Marie Daubrun, c’était une actrice modèle de la soeur rassurante et douce. De ces trois femmes, j'en retiens surtout deux : Jeanne Duval et Mme Sabatier qui m'ont beaucoup influencé.


11. Vous êtes soigné dans la clinique du docteur Duval depuis le mois de juillet 1866. De quel mal souffrez-vous ?
C’est en effet bien réel, je suis malheureusement frappé d'une maladie qui diminue mes capacités. Je me trouve en plein désarroi , je ne peux même plus prononcer une seule syllabe. Cette maladie porte le nom d'Aphasie. Je me trouve donc actuellement à la clinique du Docteur Duval, suite à un accident vasculaire cérébral à Namur.
La dernière interview de Charles Baudelaire, en exclusivité !
12. Arrêtons-nous maintenant sur votre œuvre. Si, dès 1845, vous commencez à publier quelques poèmes dans des journaux et revues, c’est la publication du Salon de 1845 qui marque votre entrée dans la postérité littéraire. Vous publierez d’ailleurs d’autres Salons, respectivement en 1846 et 1859. En quoi consistent ces ouvrages ?

Tout à fait,  avant de me démarquer à l'aide de Salon de 1845, j'ai publié plusieurs textes dans des revues ainsi que dans des journaux, mais mes publications n’ont pas rencontré un grand succès… J’ai persévéré en écrivant Salon de 1845 : cet ouvrage de critiques d’oeuvres présentées au salon artistique a lui remporté un vif succès. A la suite de ce volume, j’ai écrit deux autres textes lors des Salons 1846 et 1859 qui ont assuré en grande partie ma renommée de critique d'art.


13. D’où vous vient ce goût pour les arts, en particulier pour la peinture ?

Mon goût de l'art me vient de mes parents, ils étaient peintres amateurs. Mon père côtoyait de nombreux artistes renommés comme Prud'hon. J'ai donc grandi avec l'art, lorsque j'étais enfant et avec mon père,  nous appréciions déambuler dans les allées du jardin du Luxembourg où nous admirions les statues blanches et mélancoliques.


14. Quels sont les peintres que vous affectionnez ?

Pour moi, le peintre idéal allie l'art de mon ami Delacroix et celui de Constantin Guys. J'affectionne aussi beaucoup le peintre Courbet pour son réalisme. J'estime également l’impressionniste Edouard Manet. 


15. Nous savons que vous vous intéressez également à la musique. Si vous deviez conseillez un compositeur à nos lecteurs, lequel choisiriez-vous ?

C’est difficile… j'admire beaucoup Richard Wagner qui est un compositeur qui a un grand talent et j'adore se style de musique qui est l’opéra. Inutile de préciser que je suis sensible à son talent de chef d’orchestre !


 16. Dans un poème des Fleurs du Mal, « Correspondances », vous écrivez ceci : 

« les parfums, les couleurs et les sons se répondent ». Pourriez-vous nous expliquer ce vers ?

En effet, c'est un vers qui me plaît beaucoup. J'irais peut-être même jusqu'à dire qu'il est le vers phare de ce poème extrait de la première publication de mon anthologie. Dans "Correspondances", j'ai essayé d'établir plusieurs liens entre l'Homme et la Nature, entre le monde réel et le monde abstrait. L'utilisation des sens de la nature m'a parue inévitable et j'ai finalement combiné les parfums, les couleurs et les sons respectivement associés à l'odorat, la vue et l'ouïe qui sont, pour moi, les principes de la vraie nature. Cette synesthésie illustre, dans le contexte, la richesse du monde et la beauté des pensées humaines. Je joins très souvent ce vers au dernier du même poème : "Qui chantent les transports de l'esprit et des sens".



17. Les Fleurs du Mal sont publiées le 28 juin 1857. Deux mois plus tard, vous êtes traîné, ainsi que vos éditeurs, Poulet-Malassis et De Broise, devant les tribunaux. De quoi vous accusait-on ?

En 1857, suite à la publication de ce recueil, j'ai été poursuivi en justice pour atteinte à la morale publique et aux bonnes moeurs. Rendez-vous compte, mes poèmes ont été jugés immoraux! Les juges m'ont condamné à payer une amande de 300 Francs et ils ont censuré six de mes oeuvres! J'ai été terriblement affecté par cette décision que je trouve toujours aussi injuste. Vous avez pu remarquer que la deuxième publication a été très tardive.


18. A cette période, vous songez à composer un recueil de « poèmes en prose » qui deviendra, plus tard, Le Spleen de Paris (ou Petits poëmes en prose). Pouvez-vous nous présenter ce projet ?

Comme  je l'ai déclaré précédemment à mon ami Arsène Houssaye, j'ai choisi de  produire une oeuvre différente en m'inspirant du célèbre Gaspard de la  Nuit d'Aloysius Bertrand. C'est l'idée de proposer autre chose, d'explorer une nouvelle forme... Je pense qu'il est nécessaire  et très intéressant de mettre en valeur ses idées au travers de la  prose qui laisse plus de liberté à la création. Je vous présente une sélection de mes poèmes en prose dont je suis particulièrement fier : 

LE DÉSESPOIR DE LA VIEILLE

La petite vieille ratatinée se sentit toute réjouie en voyant ce joli  enfant à qui chacun faisait fête, à qui tout le monde voulait plaire ;  ce joli être, si fragile comme elle, la petite vieille, et, comme elle  aussi, sans dents et sans cheveux.

Et elle s’approcha de lui, voulant lui faire des risettes et des mines agréables.

Mais l’enfant épouvanté se débattait sous les caresses de la bonne  femme décrépite, et remplissait la maison de ses glapissements.

Alors la bonne vieille se retira dans sa solitude éternelle, et elle  pleurait dans un coin, se disant : — « Ah ! pour nous, malheureuses  vieilles femelles, l’âge est passé de plaire, même aux innocents ; et  nous faisons horreur aux petits enfants que nous voulons aimer ! »

 

ANYWHERE OUT OF THE WORLD (N’IMPORTE OÙ HORS DU MONDE.)

Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir  de changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poêle, et  celui-là croit qu’il guérirait à côté de la fenêtre.

Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas,  et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse  avec mon âme.

« Dis-moi, mon âme, pauvre âme refroidie, que penserais-tu  d’habiter Lisbonne ? Il doit y faire chaud, et tu t’y ragaillardirais  comme un lézard. Cette ville est au bord de l’eau ; on dit qu’elle est  bâtie en marbre, et que le peuple y a une telle haine du végétal, qu’il  arrache tous les arbres. Voilà un paysage selon ton goût ; un paysage  fait avec la lumière et le minéral, et le liquide pour les réfléchir ! »

Mon âme ne répond pas.

« Puisque tu aimes tant le repos, avec le spectacle du  mouvement, veux-tu venir habiter la Hollande, cette terre béatifiante ?  Peut-être te divertiras-tu dans cette contrée dont tu as souvent admiré  l’image dans les musées. Que penserais-tu de Rotterdam, toi qui aimes  les forêts de mâts, et les navires amarrés au pied des maisons ? »

Mon âme reste muette.

« Batavia te sourirait peut-être davantage ? Nous y trouverions d’ailleurs l’esprit de l’Europe marié à la beauté tropicale. »

Pas un mot. — Mon âme serait-elle morte ?

« En es-tu donc venue à ce point d’engourdissement que tu ne te  plaises que dans ton mal ? S’il en est ainsi, fuyons vers les pays qui  sont les analogies de la Mort. — Je tiens notre affaire, pauvre âme !  Nous ferons nos malles pour Tornéo. Allons plus loin encore, à l’extrême  bout de la Baltique ; encore plus loin de la vie, si c’est possible ;  installons-nous au pôle. Là le soleil ne frise qu’obliquement la terre,  et les lentes alternatives de la lumière et de la nuit suppriment la  variété et augmentent la monotonie, cette moitié du néant. Là, nous  pourrons prendre de longs bains de ténèbres, cependant que, pour nous  divertir, les aurores boréales nous enverront de temps en temps leurs  gerbes roses, comme des reflets d’un feu d’artifice de l’Enfer ! »

Enfin, mon âme fait explosion, et sagement elle me crie :  « N’importe où ! n’importe où ! pourvu que ce soit hors de ce monde ! »

 

19. Pendant cette période plus trouble de votre vie, vous avez voulu écrire un recueil de poèmes entièrement en prose, les Petits poëmes en prose. Mais êtes vous l'inventeur de cette nouvelle forme d'écriture ?
d'autres
Non, au risque de vous décevoir je ne suis pas l'inventeur de la prose, d'autres l'ont fait avant moi comme Aloysius Bertand en 1842 avec Gaspart de la nuit qui s'est lui-même insipré de précurseurs, notamment d'Evariste Parny dans Chansons madécasses, d'Alphonse Rabbe ou encore de l'allemand Novalis.
20. La prose est généralement considérée comme inférieure à la poésie. Pourquoi avez-vous décidé de privilégier celle-ci ?

Je ne considère pas la prose comme inférieure à la poésie car c'est une prosodie évoluée de la poésie. Au contraire, j'ai voulu faire une oeuvre analogue au fameux "Gaspard de la Nuit" d'Aloysius Bertrand que j'ai lu tant de fois et qui m'inspirait énormément. Je suis toujours à la recherche de nouvelles expériences afin de  m'exprimer dans de multiples formes poétiques traduisant au mieux ma quête de l'Idéal.

21. Pourquoi en avez vous parlé à Arsène Houssaye et non à vos lecteurs ?

J'ai préféré en parlé à Arsène Houssaye car c'est un ami proche. J'avais peur de décevoir mes lecteurs en changeant la forme de mes poèmes et de sombrer dans la misère, car je ne pense pas qu'ils considèrent la prose comme un idéal poétique.

 

22. Un terme revient sans cesse sous votre plume, celui de « spleen ». Serait.il possible que vous nous en donniez une définition ?

Le Spleen est, selon moi, le Mal du siècle. C'est ce sentiment d'abandon, de mélancolie et de tristesse allant jusqu'au désespoir, qui ne vous quitte plus, même une fois le soleil couché. C'est une sorte d'hypocondrie qui vous plonge dans un profond ennui,  sans cause, sans raison apparente, et dans le réel dégoût de l'existence. Durant ma carrière d'écrivain, ce mal m'a touché. Je luttais chaque jour pour ne pas sombrer dans la folie. Mais mon âme était tourmentée par l'insatisfaction permanente, j'étais éternellement en quête de cette inaccessible perfection. J'avais l'idée que le ciel entier pesait sur mes frêles épaules. Comme je l'ai écrit dans mon poème "LXXVIII Spleen" rattaché à la section "Spleen et Idéal" : "Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle". C'est exactement cela que je ressentais. Mes moments heureux, mes moments d'espoirs, mes moments d'idéal si je puis m'exprimer ainsi, étaient aussitôt gâchés par le désespoir, le mal de vivre.


23. En 1860, un avant la seconde publication des Fleurs du Mal, paraît un essai intitulé Paradis artificiels. De quoi est-il question dans cet ouvrage ?

Cet ouvrage traite de la relation du poète avec les drogues et la création poétique. C'est semblable à un "livre de morale", je présente deux études documentaires, l'une portant  sur le haschisch et l'autre sur l'opium, substances que j'ai moi-même consommées plusieurs fois. Je mets cependant en question  l'intimité du lien qui pourrait exister entre les drogues et le poète, le poète véritable n'ayant pas besoin de drogues pour trouver l'inspiration. 


24. Pour clore cette interview, diriez-vous, selon l’expression consacrée, que vous êtes un « poète maudit » ?

Tout à fait, je l'ai répété maintes et maintes fois dans ma vie et je le pense encore aujourd'hui, maintenant que je suis prêt à mourir. Pour moi, la figure de poète maudit, c'est une figure que l'on donne notamment aux poètes romantiques ou symboliques incompris dès leur jeunesse, mais qui ont beaucoup de talent. Nous rejetons les valeurs de la société, nous sommes perçus comme des poètes qui se conduisent de "manière provocante ", "dangereuse", "asociale" ou "autodestructrice". Être poète maudit n'a pas été facile au quotidien lorsque mon art a été ignoré ou critiqué férocement; cependant, cette épreuve a donné un sens, un objectif à ma vie et à mes poèmes : faire naître un renouveau artistique qui sera apprécié peut-être dans des décennies et qui sera reconnu à sa juste valeur. Cette époque est encore celle de l'ignorance mais je sais qu'un jour, lorsque je serai dans ma tombe depuis bien longtemps, mon art sera apprécié car nous vivrons dans société libre et ouverte d'esprit.

 

D'après les élèves de 2nde 5...

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D
je vous remercie maître GOUGBE ma vie a changé
Je vous remercie infiniment ,si vous le permettez de faire ce témoignages par ici car je suis très heureuse l'émotion me met hors de moi.
Je suis issu d'une famille française vivant a Toulouse dont je ne connais même pas mes parents car j'ai fait l’orphelinat depuis mon enfance car les sœurs de l'église de l’orphelinat ou on ma mis m'ont dit que mes parents sont décédés dans un accident de circulation au cours d'un voyage mais ce n'est plus important. Le plus important c'est que depuis que j'ai fini mes études je n'ai pas eu un emploi c'est difficile de trouver un emploi et j'ai chaumé pendant 2 ans ,mais un jour je me promenais sur l'internet quand quelque chose m'a poussé vers les marabouts africain du nom de GOUGBE puissant marabout du monde , après qu'il ait fait des consultations sur moi ,il m'a fait des rituels et m'a promis que ça ira je n'ai pas cru. Mais au cours de ces rituels une société de la place m'a appelé pour un poste vraiment il existe encore de bonne choses en Afrique , la magie noire ,mais il faut voir ce monsieur GOUGBE , le plus grand maître marabout sérieux.
Je ferai sa publicité par ce que en lui j'ai trouver une solution  Voici ses contacts
Email : gougbeatso2@gmail.com
Tel / Whatssap : +229 96 28 35 52
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P
mais on s en branle ptn
G
Bonjour je suis de la Réunion !!! Je me sens si joyeuse aujourd'hui grâce à l'aide que le Dr GOUGBE m'a apportée pour avoir récupéré mon mari avec son sort. Je suis mariée depuis 3 ans et cela a été si terrible parce que mon mari me trompait et demandait le divorce. Mais quand je suis tombé sur un e-mail du Dr GOUGBE sur Internet publié par une dame, j'ai décidé de le contacter et je lui ai expliqué ma situation, puis je lui ai demandé de l'aide, mais à ma plus grande surprise, il m'a dit qu'il m'aiderait à mon cas car il n'y a pas de problème sans solution. Ici, je célèbre parce que mon mari est de retour à la maison et j'apprécie vraiment mon mariage, quelle grande fête. Je continuerai de témoigner sur Internet car le Dr GOUGBE est vraiment un véritable lanceur de sorts. Pourquoi ne pas contacter le Dr GOUGBE maintenant si vous rencontrez des difficultés dans votre vie relationnelle. Envoyez un courriel à gougbeatso2@gmail.com ou whats-app lui au +229 96 28 35 52
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C
jui d'accord
P
??????????????????????????? on s en fou de goubge ptn
G
votre photo de baudelaire est une erreur! ce n'est pas lui.. c'est rimbaud.
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C
pablo
C
avec toi bb
G
la photo de l'adolescent, je précise.
N
Quels sont les poèmes de charles Baudelaire est plus moderne ?
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N
Bonjour je me prénomme nadia mère de 3 enfants. Je vivais à briouze avec mon mari, quand en 2018 il décida d'aller en voyage d'affaire à Bresil , où il tomba sur le charme d'une jeune vénézuélienne et ne semblait même plus rentrer. Ces appels devenaient rares et il décrochait quelquefois seulement et après du tout plus quand je l'appelais. En février 2019, il décrocha une fois et m'interdit même de le déranger. Toutes les tentatives pour l'amener à la raison sont soldée par l'insuccès. Nos deux parents les proches amis ont essayés en vain. Par un calme après midi du 17 février 2019, alors que je parcourais les annonce d'un site d'ésotérisme, je tombais sur l'annonce d'un grand marabout du nom ZOKLI que j'essayai toute désespérée et avec peu de foi car j'avais eu a contacter 3 marabouts ici en France sans résultât. Le grand maître ZOKLI promettait un retour au ménage en au plus 7 jours . Au premier il me demande d’espérer un appel avant 72 heures de mon homme, ce qui se réalisait 48 heures après. Je l'informais du résultat et il poursuivait ses rituels.Grande fut ma surprise quand mon mari m’appela de nouveau 4 jours après pour m'annoncer son retour dans 03 jours. Je ne croyais vraiment pas, mais étonnée j'étais de le voire à l'aéroport à l'heure et au jour dits. Depuis son arrivée tout était revenu dans l'ordre. c'est après l'arrivé de mon homme que je décidai de le récompenser pour le service rendu car a vrai dire j'ai pas du tout confiance en ces retour mais cet homme m'a montré le contraire.il intervient dans les domaines suivants Retour de l'être aimé Retour d'affection en 7jours réussir vos affaires , agrandir votre entreprises et trouver de bon marché et partenaires Devenir star Gagner aux jeux de hasard Avoir la promotion au travail Envoûtements Affaire,guerrier tous sorte de cancer ; crise conjugale Dés-envoûtement Protection contre les esprits maléfices Protection contre les mauvais sorts Chance au boulot évolution de poste au boulot Chance en amour La puissance sexuelle. agrandir son pénis Abandon de la cigarette et de l'alcool voici son adresse mail : maitrezokli@hotmail.com vous pouvez l'appeler directement ou l 'Ecrire sur whatsapp au 00229 61 79 46 97
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C
rraaaahh ouuuais moi aussi j'ai envie d'agrandir mon zizon meme si jui une fille